Chaque année en France, près de 50 000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque. Le taux de survie sans séquelle est estimé à 4 % après un tel événement. Seule une intervention rapide, dans un délai de 3 à 5 minutes suivant l’accident cardiaque, permet de sauver des vies et d’éviter de graves conséquences neurologiques. Pour tenter d’augmenter les chances de survie, un décret de 2007 autorise désormais toute personne à se servir d’un défibrillateur. De plus en plus de villes se sont équipées, dont Nogent.
Voir la plaquette d'information (pdf ; 730Ko)
Depuis fin 2007, des défibrillateurs ont été répartis en ville en fonction de l’activité des sites municipaux et selon leur fréquentation.
Voir le plan interactif.
Des défibrillateurs ont été installés :
à l’accueil des sites administratifs suivants (accessibles pendant la période d’ouverture) :
Et dans les loges des gardiens sur des sites sportifs (accessibles pendant la période d’ouverture) :
Enfin, un défibrillateur mobile est embarqué en permanence dans un véhicule de la police municipale, disponible et joignable 24h/24 tous les jours au 0800 0 94130.
Reconnaître l’arrêt cardiaque
La victime perd connaissance, tombe, ne réagit pas quand on lui parle, quand on la stimule.
Sa respiration est inexistante (la poitrine ne se soulève pas) ou très irrégulière.
Les signes précurseurs
Lorsqu’il s’agit d’un infarctus du myocarde, la victime peut ressentir une grande douleur dans la poitrine, durable et pouvant s’étendre jusqu’aux bras. La victime peut ressentir une sensation très pénible d’oppression, de serrement, voire d’écrasement. L’arrêt cardiaque peut être précédé de palpitations ou d’un malaise général, mais il peut également survenir brutalement.
Les causes
90 % des arrêts cardiaques sont d’origine cardiovasculaire. Le plus souvent il s’agit d’une fibrillation ventriculaire, c’est-à-dire un trouble du rythme cardiaque correspondant à des contractions rapides, irrégulières et inefficaces des ventricules du cœur. Il existe d’autres cas d’arrêt cardiaque : noyade, électrisation, intoxication, hypothermie, overdose, insuffisance respiratoire aiguë...
Si une personne est inconsciente, ne respire pas et ne réagit pas quand on lui parle ou quand on la touche, celle-ci peut avoir fait un arrêt cardiaque. Dans ce cas, il faut appeler les secours pour donner l’alerte, commencer la réanimation cardio-vasculaire (RCP : 2 insufflations / 30 compressions) jusqu’à l’arrivée des secours ou se munir du défibrillateur à disposition.
Le défibrillateur se compose de deux électrodes autocollantes à disposer sur la poitrine de la victime. Pour s’en servir, il suffit de suivre les explications orales données par l’appareil. Le défibrillateur analyse le rythme cardiaque de la victime et diagnostique la nécessité de déclencher ou non des décharges électriques permettant de relancer les battements du cœur. Il est impératif de laisser l’appareil en place jusqu’à l’arrivée des secours.
La généralisation des défibrillateurs à l’échelon national devrait potentiellement sauver 23 % des victimes d’arrêt cardiaque. Dans les pays anglo-saxons et aux Etats-Unis, où l’usage des défibrillateurs est largement répandue, le taux de survie après un arrêt cardiaque est de 20 à 50 %, contre seulement 2 à 4 % en France.
Ville de Nogent-sur-Marne - Place Roland Nungesser
Tél. : 01 43 24 62 00